la vie rêvée des anges

Bienvenue sur mon blog

Classé dans : Non classé — 3 novembre, 2007 @ 10:30

 Et si c’était ça, la vie?  …    Comme une vague qui nous emporte sans que l’on puisse rien maîtriser, comme un souffle qui nous pousse vers l’avenir?

Qu’est ce que le bonheur?… Ultime interrogation.  

  Simone de beauvoir a écrit: « le bonheur: comme une raison que la vie se donne à elle même ».            

        

Classé dans : Et moi? — 7 octobre, 2008 @ 7:42

                                 dans Et moi? 409

Classé dans : Et si la poésie? — 7 octobre, 2008 @ 7:37

                        dans Et si la poésie? 392

Classé dans : désespérance — 7 octobre, 2008 @ 7:20

                                  dans désespérance 388

Le verbe être

Classé dans : Et si la poésie? — 7 octobre, 2008 @ 7:11

Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Le désespoir n’a pas d’ailes, il ne se tient pas nécessairement à une table desservie sur une terrasse, le soir, au bord de la mer. C’est le désespoir et ce n’est pas le retour d’une quantité de petits faits comme des graines qui quittent à la nuit tombante un sillon pour un autre. Ce n’est pas la mousse sur une pierre ou le verre à boire. C’est un bateau criblé de neige, si vous voulez, comme les oiseaux qui tombent et leur sang n’a pas la moindre épaisseur. Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Une forme très petite, délimitée par un bijou de cheveux. C’est le désespoir. Un collier de perles pour lequel on ne saurait trouver de fermoir et dont l’existence ne tient pas même à un fil, voilà le désespoir. Le reste, nous n’en parlons pas. Nous n’avons pas fini de deséspérer, si nous commençons. Moi je désespère de l’abat-jour vers quatre heures, je désespère de l’éventail vers minuit, je désespère de la cigarette des condamnés. Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Le désespoir n’a pas de coeur, la main reste toujours au désespoir hors d’haleine, au désespoir dont les glaces ne nous disent jamais s’il est mort. Je vis de ce désespoir qui m’enchante. J’aime cette mouche bleue qui vole dans le ciel à l’heure où les étoiles chantonnent. Je connais dans ses grandes lignes le désespoir aux longs étonnements grêles, le désespoir de la fierté, le désespoir de la colère. Je me lève chaque jour comme tout le monde et je détends les bras sur un papier à fleurs, je ne me souviens de rien, et c’est toujours avec désespoir que je découvre les beaux arbres déracinés de la nuit. L’air de la chambre est beau comme des baguettes de tambour. Il fait un temps de temps. Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. C’est comme le vent du rideau qui me tend la perche. A-t-on idée d’un désespoir pareil! Au feu! Ah! ils vont encore venir… Et les annonces de journal, et les réclames lumineuses le long du canal. Tas de sable, espèce de tas de sable! Dans ses grandes lignes le désespoir n’a pas d’importance. C’est une corvée d’arbres qui va encore faire une forêt, c’est une corvée d’étoiles qui va encore faire un jour de moins, c’est une corvée de jours de moins qui va encore faire ma vie.

                                                                    ANDRé bRETON

Le verbe être dans Et si la poésie? 440

Plutôt la vie,

Classé dans : Et si la poésie? — 7 octobre, 2008 @ 7:09

Plutôt la vie que ces prismes sans épaisseur même si les couleurs sont plus pures
Plutôt que cette heure toujours couverte que ces terribles voitures de flammes froides
Que ces pierres blettes
……………………. 
Plutôt ce cœur à cran d’arrêt
Que cette mare aux murmures
Et que cette étoffe blanche qui chante à la fois dans l’air et dans la terre
Que cette bénédiction nuptiale qui joint mon front à celui de la vanité totale

Plutôt la vie

Plutôt la vie avec ses draps conjuratoires
Ses cicatrices d’évasions
Plutôt la vie plutôt cette rosace sur ma tombe
La vie de la présence rien que de la présence
Où une voix dit Es-tu là où une autre répond Es-tu là
Je n’y suis guère hélas
Et pourtant quand nous ferions le jeu de ce que nous faisons mourir

Plutôt la vie

Plutôt la vie plutôt la vie Enfance vénérable
Le ruban qui part d’un fakir
Ressemble à la glissière du monde
Le soleil a beau n’être qu’une épave
Pour peu que le corps de la femme lui ressemble
Tu songes en contemplant la trajectoire tout du long
Ou seulement en fermant les yeux sur l’orage adorable qui a nom ta main

Plutôt la vie

Plutôt la vie avec ses salons d’attente
Lorsqu’on sait qu’on ne sera jamais introduit
Plutôt la vie que ces établissements thermaux
Où le service est fait par des colliers
Plutôt la vie défavorable et longue
Quand les livres se refermeraient ici sur des rayons moins doux
Et quand là-bas il ferait mieux que meilleur il ferait libre oui

Plutôt la vie

Plutôt la vie comme fond de dédain
A cette tête suffisamment belle
Comme l’antidote de cette perfection quelle appelle et qu’elle craint
La vie le fard de Dieu
La vie comme un passeport vierge
Une petite ville comme Pont-à-Mousson
Et comme tout s’est déjà dit

Plutôt la vie

                                André Breton

                                 Plutôt la vie, dans Et si la poésie? 452

Dans la cour des grands,

Classé dans : Responsabilité — 7 octobre, 2008 @ 6:57

Dans la cour il n’y a plus rien
Plus ces balles un peu molles
Qu’on écrasait sur des murs mitoyens
A des grands-mères presque mortes
Criant à qui voulait l’entendre
Fourrées dans de mauvais destins
Que la vie que l’on tient par la main
Ca déborde, sans avoir digéré le festin
Dans la cour il n’y a plus rien
Plus ces jeux sans fracas,
Plus ces rires de vaurien
Il n’y a que des bâtisseurs de remord
De la chair à emploi
Déjà soucieux de leur sort
On égorge, on égorge

{Refrain:}
Car il faudra bien courir ces dames
Il faudra bien s’ouvrir les veines
Pour dire les mots qui vous tannent
En oubliant les parents qui vous aiment
Il faudra bien se construire
Sans oublier de penser à terme
Et puis se serrer la ceinture
Puisqu’il faut arrêter les bretelles
On apprendra des phrases assassines
Qu’on sortira les soirs de malaise
Et puis se noyer dans l’estime
De gens qui vous saignent
Dans tous les cas on en fera des ratures
Et là on sera grand

Il n’y a plus ces maîtresses bien en chair
Et leurs lèvres pédagogues
Qui vous apprennent comment faire
Avec nos mains d’enfants
Pour oublier nos mères
Toujours un peu trop aimantes
Et qui savent pourtant très bien
Mieux vaut ne pas jouer dans la cour des grands

LUKE

Ceux qui sont en laisse,

Classé dans : désespérance — 7 octobre, 2008 @ 6:53
Tu voulais du médiocre et moi j’en avais pas,
Tu voulais l’univers et moi je n’avais que moi,
Tu voulais le silence quand j’étais que musique,
Qu’on marche parallèle quand j’allais qu’à l’oblique,
Tu voulais des rivières au milieu du désert,
Tu voulais les voyages, moi j’étais sédentaire,
Que je fasse des chansons qui m’emmènent aux sourires,
J’y peux rien moi je n’ai que des larmes à leur dire
Et des plaines de pluies pour unique empire.
 
Quand je serai parti que lira mes poèmes,
Un autre romantique qui se verra en moi,
Il se dira sans doute : « Oh c’est beau comme il l’aime !  »
Mais qu’il sache que je n’ai jamais aimé que moi;
Qu’au lit ou dans le coeur l’égoïsme est la mère des générosités.
 
Que les femmes me pardonnent de n’être fait pour elle,
D’être comme un nuage qui recherche son ciel !
De n’être qu’un navire toujours à la détresse,
Et cette envie de fuir de ceux qui sont en laisse !
 
Pardonnez moi vous tous qui vous liez les mains;
Vous qui pensez qu’à deux vous ferez mieux le chemin,
Vous qui penserez que l’autre vous sauvera la peau,
Alors que de votre âme il fera des labmeaux !
En amour que l’on soit le plus grand des guerries
Ou le triste brebis qui cherche le berger,
On finit tous à terre à chercher les morceaux,
Au bord du précipice à deux pas du grand saut,
A deux pas du tombeau.

                                                                                                              Saez

Classé dans : désespérance — 5 octobre, 2008 @ 6:22

Ce n’est que ça la vie. Moi qui pensais que se serait différent. C’est moche, gris, c’est dur et froid. Et ça fait mal. Et sinon, il y a quoi? Courir après des objectifs. Sinon rien, c’est plat; inintéressant. Je pensais que c’était possible mais il n’y a pas beaucoup d’issues, et plus d’espoir non plus. Nous sommes tous pareils. Impuissants, désespérés et seuls. Je ne peux compter que sur moi.

14/06/08

Je suis sans doute devenue une pierre, parce qu’il a fallu que j’avance, que je me batte,  parce que c’est la vie, parce que c’est comme ça. Je n’ai plus le choix. J’ai choisi la vie. Malgré tout. De voir que j’ai la même petite vie médiocre que tout le monde me déprime; A d’autres ça convient, on sublime, on invente. Mais contre ce manque de sens il est difficle de lutter; j’essai malgré tout d’avancer, de tenir le cap. Il le faut.

02/10/08

Survivre

Classé dans : désespérance — 5 octobre, 2008 @ 6:10

Il y a survivre, et il y a sublimer la réalité.

Bonheur: Etat durable de plénitude et de satisfaction, état  agréable et équilibré de l’esprit et du corps, d’où la souffrance, l’inquiétude et le trouble sont absents.

Le bonheur semble être pour l’homme une raison de se justifier. Sans bonheur, pas de raison d’exister. C’est pour celà que tous les hommes sont faibles, devant tout et devant tous. Nous sommes tous abandonnés sur terre. Je nous vois et nous ressens profondément désespérés. Il n’y a pas d’exceptions. Le bonheur, l’amour, la religion… autant de fausses réponses.

Je vois tout le monde s’agiter en tous sens et j’en souris. Pascal avait bien raison, on s’agite pour tromper son ennui, pour éviter de penser et de se retrouver face aux questions existentielles auxquelles nous n’avons aucune réponse.

Nous sommes ici sur terre sans but, et nous essairons toute notre vie de nous forger une place, par une position sociale, une vie familiale… Echanger un aliènement contre un autre….

C’est difficle d’être un Homme, évoluer dans un décor, jouer son rôle… Il n’y a pas de remède à l’Homme.

17/07/05

                               Salvador Dali 436

Ce qui me manque

Classé dans : désespérance — 5 octobre, 2008 @ 5:13

Je ne changerai pas. Je ne deviendrai pas joyeuse, heureuse de vivre. Qu’on ne me demande pas de jouer la comédie. C’est une bataille pour survivre et rien d’autre; D’ailleurs, n’est ce pas ce qu’on fait tous? Et c’est vrai que ça me crève, que ça me saigne, que ça me brise, mais j’avance. Nous sommes juste des petis bouts de rien qu’on projette contre les murs pour se donner une consistance. Mais non, je ne trouverai jamais de but, jamais de certitude, jamais de planque. C’est la vie, et parfois c’est le bonheur, mais en général c’est de la survie. Il y a du pire, du meilleur, et de l’indifférent. Toujours emporté par ce monde, seul. Et tout le monde.

J’ai voulu me battre, mais c’est comme ça. Du vide, beaucoup de souffrances, et pas de certitudes. Même sous une carapace, le vide est le même. Un coup de vent, et hop, on est tout nu, tout seul. Et tout le temps, tout le monde. Il faut faire avec.

22/04/08

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